3.
Le lendemain, vers dix heures du matin, une voix douce vint la réveiller en frappant à la porte le moins brutalement possible. Il s'agissait de Moira.
Elle vint ouvrir les rideaux, ce qui illuminât la chambre, elle déposa un baiser sur le front de sa fille et lui indiquât que le petit déjeuner était prés.
Elle enfilât un jogging et un débardeur noir puis descendit dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner.
Du pain frais que son père venait d'aller chercher à bicyclette, de la confiture de goyave, et un bon café corsé.
Pour redécouvrir les alentours Morgan décidât de partir à cheval. Le « canasson » en réalité lui appartenait faute de place dans sa petite maison parisienne il vivait à Jersey.
Il s'agissait d'une magnifique jument blanche tachetée de marron prénommé Célia.
Les parents avaient aménagé à coté de l'enclos une petite cabane où mettre tout le matériel nécessaire.
Après moult caresses à son équipier retrouvé, Morgan la brossât, lui déposât délicatement le tapis sur le dos puis la selle, chose dont Célia n'appréciait pas trop la présence. Cela était normal vu qu'elle n'avait pas été montée longtemps.
Elle lui enleva ensuite son licol, lui passât les reines derrière les oreilles, lui plaçât le mors dans la bouche, lui mit le filet et fixa la martingale.
Morgan mit son pied dans l'étrier et enfourchât sa monture.
Morgan décidât après s'être longtemps baladé dans la lande d'aller rendre visite à son frère Renan qui n'habitait qu'à quelques galops de là.
Rendu devant sa maison un problème se posât ! Ou attacher Célia ?
Morgan réussi à dénicher une corde et attachât le cheval à un poteau qui se trouvait dans la cour.
Elle alla sonner. Personne. Elle entrouvrit la porte, appela, mais personne ne lui répondit.
Peut être était il parti au marché ou bien parti faire une balade qui sait.
Morgan décidât donc de faire demi tour en passant par le marché et de rentrer chez ses parents.
Au marché, tout le monde reconnu Morgan, quelques anciens de l'île virent lui parler au cour de la traverser du marché. Quelques nouveaux habitants ne connaissant par Morgan ce demandait ce qu'un cheval et une écuyère faisaient au marché. Au passage elle en profitât pour demander à quelques personnes si ils n'avaient pas vu sont frère mais personne ne l'avait aperçu.
De retour chez elle, il était l'heure du déjeuner. Sa mère avait déjà mit le couvert, une délicieuse odeur de cuisine embaumait la maison. Son père, lui, était assit à la table et lissait le journal avec des nouvelles toutes fraîches de se matin.
Elle s'attabla en face de Yekel qui referma son journal et dévoila son air soucieux.
« _Que ce passe t'il papa ? questionna Morgan se rendant conte que son sens de policier avait repris le dessus
-Et bien je viens de lire le journal que j'ai été chercher se matin et en première page il parle de sang retrouvé sur la cloche de St Helier. Le sonneur de cloche se matin c'était rendu pour sonner la cloche et c'est rendu conte que du sang perlait sur la cloche. Il cru au départ à un pigeon ou une bête dans ce genre la, mais aucune bête à l'horizon. En recherchant l'animal mort ou blessé il découvrit une gourmette déposer sous la cloche .Se doutant de quelque chose de louche il décidât d'appeler la police.
_Qu'a dit la police ? Morgan semblait de plus en plus intéresser par l'histoire.
_Et bien la police et venu est on découvert des empruntes sur une gourmette qu'il sont trouvés sur la scène du crime. Elle est en cour d'analyse, ainsi que le sang retrouvé sur la cloche. »
La conversation se terminât soudainement quand Moira apportât le repas qui semblai délicieux !
Pendant qu'ils déjeunaient, Morgan racontait toutes se petites mésaventures à ses parents. Elle racontât également quelques de se intervention policières, mais elle prenait bien soins de passait sous trappe celles où elle s'était mise en danger pour ne pas inquiéter sa mère.
Le repas fini, la table débarrasser et la vaisselle faite, Morgan décidât de se rendre au poste de police mais prit pour prétexte de sortir qu'elle repartait faire une balade à cheval vers St Helier. Ce village se trouvait à trois kilomètre de millbroke. Elle en profitât pour repasser chez Renan avec l'espoir qu'il sera là, mais il n'était toujours pas réapparu !
Elle sella Célia pour la seconde fois qui se trouvait contente de sortir se balader à nouveau.
Elle ne passa pas cette fois par les chemins les chemins les plus longs car il lui tardait d'arriver au porte de police. Son instinct de flic lui disait que quelque chose clochait dans cette histoire.
Elle fit passer son cheval du galop au pas en rentrant dans la cour de la gendarmerie. D'un coup une voiture déboulât de la rue et se stoppa juste devant Célia et Morgan. La jument se cabra et fit chuter lourdement sa cavalière au sol !
Un gendarme qui devait sûrement s'y connaître avec les chevaux attrapa le cheval apeurer par les reines et le calma et l'attachât à un poteau.
L'homme qui se trouvait dans la voiture sortit précipitamment de celle-ci et couru vers la jeune femme. Morgan qui avait appris à tomber de cheval quand elle était petite, se relevât intact, un peu sonner.
Son premier réflexe une fois avoir reprise ses esprits fut d'hurler sur cette imbécile de conducteur.
Celui si lui répondit qu'un cheval n'avait rien à faire dans un centre de police.
Morgan qui ne voulait pas perdre de temps avec cet abruti qui de toute manière ne reconnaîtra pas sa faute mit fin à la discussion en lui disant qu'elle était pressée.
Elle entra dans le poste et se dirigeât vers l'accueil. Elle ne se rendit même pas conte que l'homme avec qui elle avait eu une altercation il y a quelques minutes, venait de pénétrer dans le commissariat et se rendre dans un bureau.
« _ Bonjours, je souhaiterai rencontrer le commissaire affecter à l'affaire des traces de sangs retrouvé sur la cloche de St Hélier.
_ Je suis navré mademoiselle mais le commissaire Gesny n'est pas disposé à répondre aux journalistes sur cette affaire.
_ Je suis pas journaliste, je suis lieutenant de police en Ile-de-France et je souhaiterai rencontrer le commissaire sil vous plaie. »
Voyant que Morgan commentait à perdre patience, la réceptionniste lui indiquât le bureau du commissaire.
Elle frappa et attendit l'autorisation pour entrer dans le bureau. Le seuil de la porte franchis elle fut surprise de voir que le commissaire n'était autre que ce conducteur mal adroit.
« _Vous ? Que faites vous là ? lâchât Morgan extrêmement surprise.
_ Et bien je fait mon travail voyez vous. répondit t'il amusé de la tête de son interlocutrice.
_Vous...euh c'est vous le commissaire afférer à l'affaire de ST Helier ?
_Exactement, pourquoi cette question ?
_Je souhaiterai simplement me renseigner sur cette affaire
_En quel honneur ?
_Je ne sais pas, peut être pour vous faire excuser d'avoir failli nous blesser mon cheval et moi. Moi vous savez je dit juste ça comme ça, que penserai vos hommes si ils savaient quel piètre conducteur vous êtes, cela ferai sûrement baisser le respect qu'il ont pour vous, lâcha t'elle d'un ton de défit.
_Que puis-je répondre à cela, dit il d'un ton résolu. Je n'ai pas retenu votre prénom.
_C'est normal je ne vous l'ai pas donner. Morgan Belgae, lui répondit t'elle en lui tendant la main.
_Kevin Gesny, enchanté. Sans indécision quel est votre profession ?
_Le même que le votre commissaire.
Voilà donc d'où viennent tant d'arrogance et d'assurance. Venez asseyez vous je vais tout vous raconter. »
Morgan s'assis en face du bureau du commissaire Gesny qui se mit à lui expliquer les faits.
Tout en l'écoutant et sans vouloir se l'avoir elle le dévorait des yeux.
Il faut avouer que le commissaire avait tout pour plaire. La trentaine, un corps sans doute muscle juste ce qu'il faut, dissimuler dans un jean, un tee-shirt gris et une veste en cuire. Ses yeux était noir, un peu en amande, un nez qui était parfaitement en harmonie avec le reste de son visage, une fine bouche, un teint mate, une petite barbe de trois jours, et de petite cernes sous les yeux ce qui signifiait qu'il ne devait pas bien dormir depuis quelques temps.
Le commissaire lui décrivait l'affaire en détail, il déclara que le rapport d'analyse du sang retrouvé sur la cloche devrait arriver demain dans la matinée ainsi que les empruntes sur la gourmette.
Morgan demanda à Gesny de lui parler de la gourmette plus précisément. Il lui déclara qu'elle portait le prénom de Renan et qu'elle portait la date du 13 décembre 1967.
Le sang de Morgan ne fit qu'un tour. Le prénom et la date de naissance étaient les mêmes que celles de sont frère Renan, qui s'était envoler depuis hier soir.
L'Homme, qui n'était pas si insensible à son interlocutrice qu'il ne voulait se l'avouer, se rendit conte de son malaise et lui demanda si il avait dit quelque chose de mal de peur de l'avoir vexée.
Elle lui avoua que cette gourmette pouvait sans doute appartenir à son frère et qu'il avait disparu depuis hier soir. L'instinct de Gesny lui signalait qu'il y avait quelque chose de louche dans tout ça. Il dit à Morgan de la voix la plus douce dont il était capable qu'il envoyer une patrouille chez Renan.
Cela faisait trois heures qu'elle était au poste et n'avait pas vu le temps passer. Il était temps pour elle de rentrer à millbroke. Elle se leva mais le commissaire qui lui avait ordonné de l'appeler Kevin la raccompagna jusqu'à la porte du commissariat.
Elle lui tendit la main pour lui dire au revoir. Il lui serra la main mais ne pu s'empêcher de déposer un baiser sur sa joue.
Morgan enfourchât son cheval et pris le chemin du retour de chez ses parents.
Après avoir lâché Célia dans son pré et l'avoir brosser elle rentrât à la maison où sa mère était encore après cuisiner et son père était dans le salon après faire une partie de belote avec des amies.
Elle montât dans sa chambre, ouvrit la fenêtre pour laisser rentrer l'air frai et parti se douche pour se détendre de cette journée mouvementée.
Sorti de sa douche elle enfila un jean qui se trouvait dans son armoire et un débardeur moulant turquoise.
Elle s'assis à même le sol devant sa fenêtre ouverte et regardait le soleil se coucher tout en réfléchissent à tout ce que Gesny lui avait dit.